Point de départ : la marche aléatoire 2D. Des particules qui bougent en changeant de direction au hasard à chaque pas de temps, sur une distance elle-même tirée au hasard. Et déjà là, grosse surprise : ce modèle ultra simpliste permet de reproduire la distribution des durées entre les contacts : une jolie loi de puissance avec un exposant -3/2.
Alors ça ne veut pas dire que les humains bougent au hasard. Par contre, ça signifie que cette propriété des contacts entre individus n'a potentiellement aucun intérêt sociologique, puisque des particules complètement aléatoires font pareil.
Aussi, comme le modèle est très simple on a (longtemps) essayer de dériver analytiquement cet exposant -3/2, sans succès. Un des membres du jury, lui-même spécialiste des marches aléatoires (et qui nous a donné le résultat —différent— pour le 1st passage time dans la limite brownienne) en est lui aussi resté un peu troublé. (Avis aux spécialistes ici si vous avez une idée.)