Billy voudrait qu’on le traite comme lui-même traite Kes. L’oiseau est cruel et sauvage, suscitant un respect permanent, c’est un honneur pour l’adolescent de pouvoir le regarder. Billy dit du faucon qu’on peut le "diriger" mais pas "l’apprivoiser". Ken Loach fait oublier sa caméra qui, le moment venu, se jettera sur sa proie : la démarche d’un enfant ébloui ou le vol silencieux d’un imposant oiseau.
À propos de Kes, un film de Ken Loach (1969), par Mathieu Lindon