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  • Sep 23, 2026, 11:03 AM

    Ce qui me surprend davantage c'est le dernier chapitre.

    Les sociétés nordiques ont davantage travaillé sur les inégalités hommes femmes et sur une éducation "neutre".

    Les inégalités classiques sont diminuées (postes, temps passé à s'occuper des enfants, ...) MAIS on retrouve toujours :

    👉 la même sur représentation des hommes parmi les auteurs de délits etc
    👉 et même un taux plus élevé qu'en France de violences envers les femmes

    (Est ce possible que ce soit car elles sont plus souvent déclarées ?)

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  • Sep 23, 2026, 11:04 AM

    Et c'est pour cette raison que l'autrice dit que ça ne suffit pas l'éducation neutre.

    Il faut élever les petits garçons comme on élève les petites filles, en arrêtant de valoriser les valeurs virilistes.

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  • Sep 23, 2026, 2:26 PM

    @AudeCaussarieu Il y a eu un certain nombre de critiques qui ont été développés à l'encontre de la démonstration conduite par l'autrice en mobilisant ainsi des indicateurs de criminalité.

    Alors, je suis présentement dans le TGV, donc sans mon ordi principal, ni un accès internet complet. Mais, par rapport à la posture féministe adoptée par l'autrice, j'ai par exemple sous la main une citation que j'avais notée de la part de Vanina Mozziconacci dans "Le politique est-il personnel ? Critiques féministes des pédagogies féministes" : "Avancer ainsi que les hommes sont « plus délinquants », « plus criminels », « plus asociaux », etc., en définissant la délinquance, la criminalité et l’insociabilité par une focalisation sur les méfaits des hommes racisés et/ou de classe populaire s’accompagne d’une conception de la violence qui mérite d’être remise en question dans son élaboration même. En effet : celle-ci accentue le stigmate déjà lourd pesant sur une partie de la population, à savoir les populations racisées et/ou les milieux populaires (qui seraient plus sexistes, plus homophobes, plus « incivilisé·es », plus sectaires, etc.) ; elle masque des formes de violences graves et particulièrement destructrices du lien social qui sont liées au maintien des privilèges bourgeois et/ou blancs ; enfin elle dessine en creux une représentation du féminin et/ou des valeurs féministes qui servent de fondation à des mobilisations impuissantes et excluantes." (p. 41)

    V. aussi d'autres articles critiques en ligne, notamment quant à la méthode, peut-être par là : shs.cairn.info/revue-nouvelles

    (C'est juste pour prendre quelque distance critique par rapport à la présentation par ce tableau de la démonstration.)

    (Désolée, ma connexion est vraiment trop mauvaise.)

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  • Sep 23, 2026, 2:29 PM

    @ameimse En ayant lu le livre, l'autrice dit plusieurs fois que la classe sociale est un déterminant du type de violence, mais que c'est le genre qui est déterminant des "violences".

    Je n'ai pas eu l'impression que les populations racisées étaient davantage ciblées même si effectivement je vois peut être le point en disant qu'il manque les lignes : détournement de fond public, etc qui sont spécifiques des comportements anti sociaux des cols blancs?

    Après violence routière et violences conjugales bah ça traverse bien les classes non ?

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  • Sep 23, 2026, 3:02 PM

    @AudeCaussarieu Le tableau pris en photo m'a interpelé car il pourrait encourager le fait de penser la question pénale à partir d'un seul facteur. Il y a tellement de discriminations et de biais qui interviennent à toutes les étapes (de la définition des infractions - ce qui est une infraction et ce qui ne l'est pas - à la manière dont les acteurices de la chaîne pénale les reçoivent à chaque étape - ou pas -), que ça me semblait perpétuer de nombreux angles morts que de réfléchir à partir de ce seul facteur sur la pénalité. D'autant que le contrôle social sur les femmes s'est historiquement construit en France en ne surinvestissant pas les dispositifs pénaux, à la différence des hommes. V. par ex. : shs.cairn.info/revue-deviance-

    Mais il faut que je prenne le temps de lire le livre - j'ai déjà entendu l'autrice en podcast, mais je n'ai pas encore lu son livre qui est quelque part dans ma bibliothèque ! :)

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  • Sep 23, 2026, 3:08 PM

    @ameimse ok je pense que je vois la critique ... pour comprendre le pénal / la justice etc . Être un homme ne suffit pas à finir en prison, et c'est bien plus complexe que ça...

    Et si on garde son angle qui est : le surcoût d'une éducation viriliste pour la société,

    Est-ce que ton message c'est de dire : les femmes coûtent autant que les hommes à la société mais c'est mal mesuré par la pénalité qui les montre comme des méchants alors que les femmes aussi ?

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  • Sep 23, 2026, 3:23 PM

    @AudeCaussarieu Mon message serait surtout de dire que l'usage de l'indicateur de la pénalité à partir d'un seul facteur (le sexe) en le reliant à un enjeu de coût est un terrain extrêmement glissant et politiquement problématique.

    Pour l'illustrer, peut-être un autre exemple (avec des enjeux propres). La population étrangère est surreprésentée dans les prisons françaises par rapport à sa proportion dans la population d'ensemble en France. C'est documenté, tout comme les causes multiples de discrimination qui l'expliquent. V. par ex. : oip.org/analyse/etrangers-dete
    A partir de l'angle du coût et de la surreprésentation de cette population en prison, tu as ensuite des propositions politiques récurrentes à l'image de cette question d'une parlementaire LR (senat.fr/questions/base/2025/q) dont l'objectif n'est pas de se questionner sur l'ensemble des discriminations qui conduisent à cette situation, mais de cibler la catégorie "population étrangère" pour prôner une politique d'exclusion au nom du coût carcéral pour les finances publiques.

    Du coup, mon message, en le résumant au maximum, ce serait : en prenant juste des indicateurs pénaux monofacteurs détachés de tout ce qui est structurellement biaisé dans le droit pénal comme dans les différentes institutions de la pénalité, on peut contribuer (consciemment ou non) à reconduire tout un ensemble de hiérarchies et de dispositifs de domination dans la société française, à laquelle la pénalité justement contribue. Il y a un impensé de la pénalité comme outil de domination dans la démonstration (ce n'est pas un indicateur neutre - même s'il y a en effet un coût financier à tout ça).

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  • Sep 23, 2026, 3:52 PM

    @AudeCaussarieu @ameimse Ça fait partie des choses abordées dans la vidéo postée par @MigraineFarmer dans une autre branche de la discussion.

    À 15:07: "Au fond, Le Coût de la virilité ne parle pas du coût de la virilité, il parle du coût de la criminalisation et de l'incarcération des hommes pauvres dans une société patriarcale, capitaliste et raciste."

    youtu.be/Vk0ndxKfujE?t=907

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