@AudeCaussarieu Il y a eu un certain nombre de critiques qui ont été développés à l'encontre de la démonstration conduite par l'autrice en mobilisant ainsi des indicateurs de criminalité.
Alors, je suis présentement dans le TGV, donc sans mon ordi principal, ni un accès internet complet. Mais, par rapport à la posture féministe adoptée par l'autrice, j'ai par exemple sous la main une citation que j'avais notée de la part de Vanina Mozziconacci dans "Le politique est-il personnel ? Critiques féministes des pédagogies féministes" : "Avancer ainsi que les hommes sont « plus délinquants », « plus criminels », « plus asociaux », etc., en définissant la délinquance, la criminalité et l’insociabilité par une focalisation sur les méfaits des hommes racisés et/ou de classe populaire s’accompagne d’une conception de la violence qui mérite d’être remise en question dans son élaboration même. En effet : celle-ci accentue le stigmate déjà lourd pesant sur une partie de la population, à savoir les populations racisées et/ou les milieux populaires (qui seraient plus sexistes, plus homophobes, plus « incivilisé·es », plus sectaires, etc.) ; elle masque des formes de violences graves et particulièrement destructrices du lien social qui sont liées au maintien des privilèges bourgeois et/ou blancs ; enfin elle dessine en creux une représentation du féminin et/ou des valeurs féministes qui servent de fondation à des mobilisations impuissantes et excluantes." (p. 41)
V. aussi d'autres articles critiques en ligne, notamment quant à la méthode, peut-être par là : https://shs.cairn.info/revue-nouvelles-questions-feministes-2023-1-page-146?lang=fr&tab=texte-integral
(C'est juste pour prendre quelque distance critique par rapport à la présentation par ce tableau de la démonstration.)
(Désolée, ma connexion est vraiment trop mauvaise.)