Le 18 octobre a donné la même chose et dans les mêmes ordres de grandeur dans les JT et sur les chaines d’infos en continu. Si une personnalité politique “de gauche” était invitée sur les plateaux comme sur BFM, elle se retrouvait à 1 contre 5 ou 6 et devait répondre avant toute chose à la sempiternelle question : est-ce que vous condamnez les violences ? Vérifiez par vous-même : BFM, LCI ou CNews, c’est toujours le même scénario.
La priorité est de sortir de ce cadrage politico-médiatique. Sortir de ce “est-ce que vous condamnez les violences”, phrase qui n’a aucun sens si la violence institutionnelle n’est pas en même temps évoquée. Il n’y a pas deux camps, comme le déclare et le souhaite l’adepte du pourrissement et premier ministre Sébastien Lecornu.
Quand le sage montre les lycéens qui sautent des repas et se dirigent vers un hiver avec des classes à 8°C, l’idiot vous demande de condamner les violences. Autrement dit, quand la mairie de Limoges brûle ou quand des vitres de commerçants sont cassées, ce n’est pas de la faute “de l’ultra gauche” mais celle d’un maintien de l’ordre défaillant dont le gouvernement Macron est le garant. Pourquoi devrait-on, parce que l’on soutient les manifestants et leurs revendications, répondre d’une situation dont nous ne sommes pas responsables ?
Cette inversion accusatoire est un classique et un piège tendu par celles et ceux qui préfèrent exploiter la colère et punir plutôt que d’entendre les revendications et prévenir cette même colère.
Tant qu’aucune mesure concrète ne sera prise pour les #lyceens
la crise continuera.
Faire toujours la même chose et s’attendre à un résultat différent est au choix une stratégie de pourrissement ou de l’incompétence, et dans tous les cas, irresponsable.
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